Guatemala Cuidad

Apprivoiser Guatemala Cuidad

Dangers et peur à Guatemala Cuidad

Lorsque je suis arrivée à Guatemala City, j’étais nerveuse. J’avais entendu parler et lu des articles sur la violence au pays, particulièrement dans la capitale. Heureusement, des amis m’aidèrent à trouver mes repères. Faisant la tournée des bars, l’un de ces amis me confia qu’il n’aurait pas osé, deux ans plus tôt, marcher le soir dans la zone 1 comme nous venions de le faire. La photo ci-dessous montre l’une des rues que nous venions de parcourir. Si la criminalité liée au gang de rue semblait avoir diminué selon lui, il est toujours difficile de trouver des statistiques le prouvant, car seuls les crimes graves sont compilés. L’ambiance le soir restait inquiétante et nous ne croisions que très peu de passants.

Phénomène unique en Amérique latine, l’industrie de la sécurité est l’un des piliers de l’économie au Guatemala.  Il y a des gardes de sécurité avec des mitraillettes partout. C’est un choc en soi, presque une provocation. On m’expliqua qu’à la fin de la guerre civile,  des compagnies de sécurité furent fondées et donnèrent des emplois aux militaires au chômage. Toujours impossible de savoir si l’omniprésence de la sécurité répond à une criminalité tout aussi étendue ou si l’étalage de l’artillerie lourde, c’est un peu du bluff. En regardant les gardiens aux portes de quartiers privés et les barbelés autour des maisons, je restais songeuse.

Par prudence, j’ai concédé une part de ma liberté en visitant le Guatemala, mais j’ai appris à connaître un pays avec une si grande richesse culturelle, des gens si gentils et patients avec mon espagnol débutant, qu’en conclusion, j’ai aimé apprivoiser cette ville et confronter à mes appréhensions. Triompher de ses craintes n’est-il pas un voyage en soi, une occasion de se découvrir et de sortir de sa zone de confort ?

Une balade en taxi

Mes coups de coeur

L’Apéro, la meilleure pizzeria en ville

Les critiques sont unanimes et mes papilles aussi. L’ambiance était chaleureuse sur la grande terrasse, donc parfaite pour étirer l’apéro en attendant la pizza.  Je fût intéressée par la manière dont le commerce est implanté dans le quartier : pas de barbelés, de murs entourant la cour ou de gardiens armés à l’entrée. (via 5 2-24 Local 5, zona 4 )

La Casa Cervantes, un café pour flâner

Voilà un bon petit café où on peut manger et flâner sur la terrasse juste avant d’aller marcher dans la Zone 1, le quartier historique. J’ai aimé l’atmosphère, inspirée par les oeuvres du célèbre poète espagnol. (5 calle 5-18, zona 1 / http://casadecervantes.com )

Le Musée Ixchel

On y trouve une grande collection de costumes traditionnels et surtout, une galerie rendant hommage au travail époustouflant de l’artiste Carmen L. Pettersen (1900-1991), une peintre qui a documenté tout au long de sa vie, les costumes traditionnels Mayas. Elle signa Maya of the Guatemala, la référence pour connaître les costumes des différentes communautés mayas, s’initier à leurs histoires et à leurs modes de vie. En vente à la librairie du musée. (6a Calle Final, Zona 10 / http://www.museoixchel.org ).

Las Cien Puertas, pour prendre un verre

Mon ami m’amène à Las Cien Puertas, un endroit plutôt hip pour sortir. Les vendredis et les samedis, des band jouent derrière les portes closes. Or, nous étions un mardi soir et nous étions seuls à boire une bière, à la table de l’une des nombreuses portes. Il s’agit d’un bâtiment colonial fort intéressant, abritant aussi des petits restos, des boutiques et des bureaux administratifs. Par ailleurs, Las Cien Puertas sont tout près du marché de Guatemala Cuidad qui est à voir !  ( 9a Calle 6-45, Pasaje Aycinena 8-44, Zone 1 )

One Comment

  1. Article très intéressant! Tu nous donnes envie de visiter ces lieux et tu nous fais réfléchir à ce que c’est, de voyager. En plus, une femme qui voyage seule… Inspiration!

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