Antigua

Le huipil, emblème du costume maya

Qu’est-ce que le huipil ?

Lors de la visite du musée-atelier-marché du costume traditionnel à Antigua, le huipil se démystifie un peu…

Le huipil est le vêtement le plus représentatif des femmes autochtones du Guatamala. Encore aujourd’hui, il est porté par une grande majorité des femmes. Tout en remplissant sa fonction utilitaire, il exprime l’imaginaire traditionnel et spirituel maya.

Couvrant le haut du corps, ce grand rectangle est composé de 2 ou 3 lès d’étoffes tissées, cousues en longueur, avec une ouverture en son centre pour la tête. De coupe simple, c’est dans la broderie et le tissage qu’il se raffine.

Stratégie antique du vêtement

Un peu d’histoire du vêtement :  La technique de tissage est un dérivé de la vannerie et elle est apparue plus tôt dans les régions tempérées que dans les espaces froids, où les peaux et les fourrures issues de la chasse étaient préférées. De l’Afrique à la Mésoamérique, les premiers vêtements sont conçus selon une économie de ressource, où rien ne se perd. Les vêtements traditionnels féminins que j’observe au Guatemala sont toujours issues de pièces tissées et rectangulaires, portées selon deux stratégies datant de l’Antiquité:

  • L’étoffe rectangulaire tissée est cousue à une autre, de manière à s’ajuster plus ou moins à la silhouette. On ne coupe pas les pièces avant de les assembler, comme dans la fabrication du huipil où on ne perd pas de tissu.
  • Le tissu est drapé autour du corps, de manière plus ou moins souple, retenu par des liens ou des attaches avec une valeur hautement symbolique, comme pour la corte (la jupe), les ceintures et le tocoyal (la coiffe).

L’évolution avant et après la conquête

Avant l’arrivée des Espagnols, la grandeur du huipil varie selon les régions et le contexte. Il se porte comme le poncho, laissant voir les courbes du corps sur les côtés qui n’étaient pas nécessairement cousus. La pudeur n’était pas la plus grande préoccupation des premières populations et dans les parties extrêmement chaudes des basses terres mayas, les femmes allaient torse nu et le huipil ne se portait que dans des circonstances précises et cérémonielles. Des hommes auraient même porté une variante de ce costume traditionnel, car certains témoignages prétendent qu’au Mexique, des prêtres mayas à la chevelure imprégnée de sang portaient de grandes tuniques blanches lors des cérémonies. Donc, le huipil était déjà assez répandu en Amérique centrale lorsqu’après la conquête, l’Église imposa le huipil auprès de toutes les femmes mayas. D’une mutation à l’autre, le huipil atteint sa forme définitive telle qu’on le retrouve aujourd’hui au Guatemala où chaque village a développé son style, ses couleurs et ses motifs.

Diaporama

Santiago Atitlàn

Santiago Atitlàn

Détail

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Palìn

Palìn

San Juan Atitlàn

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Nebaj

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6 Comments

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