San Juan La Laguna

Arriver à San Juan la Laguna

Carte de San Juan La Laguna

Note sur la liberté

Le sentiment de liberté en voyage, comme dans la vie, ne se calcule pas et ne se planifie pas. On peut mettre toutes les chances de son côté mais encore faut-il que le coeur y soit. Même si en deux semaines, j’ai découvert Guatemala Cuidad, Antigua et ses environs, c’est vraiment à partir de San Juan que prend forme mon projet de Costume autour du monde. Peut-être parce que le dépaysement côtoie la créativité de très près, peut-être parce que c’est ici que j’entre en contact avec la fibre de coton, une matière première comme un point de départ pour toutes réflexions sur l’histoire du costume.

Un peu perdue et ravie

Par la fenêtre du minibus, j’aperçois le fameux lac Atitlàn. Du haut des falaises qui le surplombent, ses reflets turquoises promettent un séjour idyllique. Pour s’en rapprocher, la route est sinueuse et cahoteuse, il me tarde de sortir du bus, j’ai San Juan-villeun peu mal au coeur et ça tombe bien, car je suis la première à débarquer. Le chauffeur me dépose à San Juan, sous les regards inquiets des autres passagers qui me voient m’extraire seule du bus. Je me sens soudainement bien loin des rives du lac que j’imaginais paradisiaques, l’environnement est bruyant et mon regard ne voit que la cime des montagnes au loin. Somme toute, tandis que je dépose mes bagages sur le bord de la rue, entre un sac de maïs et la porte d’une dinette, je suis heureusement dépaysée: il est midi, le soleil tape et je suis seule au cœur d’une petite ville inconnue. Grisant. Après 5 minutes d’épiphanie et d’observation béate, je hèle une passante pour qu’elle m’aide à trouver l’Asociacion de Guias de Ecoturismo Rupalaj K’istalin. Cette dernière m’organise un séjour chez l’habitant, une visite du village, d’une coopérative de tissage où les femmes teignent la fibre de coton et la visite d’un atelier-galerie où sont exposées des oeuvres peintes, dans le style d’art naïf, typique du Guatemala.

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