San Pedro La Laguna

San Pedro et le tourisme bohème

Carte de San Pedro

San Pedro, ville lacustre avec son volcan, ses fleurs et ses excès. 11 545 habitants, 1610 mètres d’altitude. J’y arrive en tuk-tuk, juste après avoir visité Florinda à San Juan. Le petit taxi-moto est à l’arrêt dans un bouchon et sur le trottoir, une dame vend des bols de gruau aux passants, comme cela se fait couramment à l’heure du petit déjeuner, un peu partout au pays.

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Le tuk-tuk repart et descend une longue côte. Coup d’œil au lac qui apparaît. Nous nous enfonçons dans des rues de plus en plus étroites où je crois qu’il est impossible de passer, mais le chauffeur insiste, klaxonne les piétons et ralentit aux passages étroits que nous frôlons du bouts des doigts. Il ira me reconduire jusqu’à mon hôtel ( http://hotel-sakcari.com ).

Cette petite bourgade, étrange et agréable baigne dans une certaine dualité. D’abord celle qui la divise en deux : les habitants dans les hauteurs de la ville et les étrangers sur le bord du lac. La zone touristique est très concentrée et on y trouve de tout pour le touriste bohème, ou presque: du petit magasin d’alimentation naturelle à la diseuse de bonne aventure américaine (chère Luisa !) , d’une version des Foufounes électriques avec piscine (le Zoola) au resto asiatique végétarien, des bars à jus aux écoles d’espagnol des plus abordables, puis des hôtels aux abords du lac coûtant de 7$ à 80$. Se perdre avec nonchalance à travers les dédales de San Pedro est idéal et provoque les amitiés inattendues, menant parfois aux fêtes des plus insoupçonnées.

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Bon point de départ pour visiter les autres villages du lac Atitlàn, deux embarcadères accueillent un va-et-viens incessant de bateaux transportant les touristes et les habitants. L’un se dirige vers Panajachel et l’autre vers Santiago. Entouré de montagne et de majestueux volcans, le lac Atitlàn est d’une beauté étonnante.

Mais ses rives sont ravagées et la situation est inquiétante, car depuis 2009, les eaux se sont élevées de 5 mètres ! Commerces, quais, plages, habitations furent engloutis. Certains croient qu’il s’agit d’une montée des eaux cycliques, liée à l’activité sismique, d’autres l’attribuent à l’érosion des sols, due à la déforestation des côtes, amenant les sédiments à boucher les failles du bassin qui drainent les eaux normalement. Cet état de fait provoque encore une double perception, car l’admirateur y verra à la fois la dévastation et la beauté sauvage de ses rivages.

Ambiance de San Pedro